• J'ai testé... Détective Privé

     

    Quand j'étais petite, je lisais Agatha Christie, j'étais amoureuse de Magnum, et je rêvais d'être Kelly Garrett, la brune incendiaire des "Drôles de Dames". Aujourd'hui, j'ai décidé de me frotter à la réalité et de devenir détective privée. Enfin, presque.

    Par Caroline ROCHET

    Que ceux qui n'ont jamais fantasmé sur ce métier lèvent le doigt (... ne faites pas semblant, on ne vous croira pas).

    Star des romans comme du cinéma, vecteur d'un univers mystérieux et aventurier, porté par des figures légendaires, tour à tour sombre, comique ou séducteur, le détective privé fait tout autant partie de notre imaginaire qu'un Dark Vador ou une Fée Clochette.

    Pourtant, contrairement à eux, il en existe pour de vrai.

    Entre 1 500 et 2 000 "enquêteurs de droit privé" - leur appellation officielle - travaillent aujourd'hui en France, engagés par des gens comme vous et moi.

    Pourquoi ?

    Comment ?

    Qui sont-ils vraiment ?

    Quelles sont leurs missions ?

    Qui sont leurs clients ?

    Le temps d'une semaine, j'ai joué les apprenties détectives et suivi certains d'entre eux sur le terrain. Où j'ai appris, entre deux filatures et loin des idées reçues, cinq leçons fondamentales sur le milieu des "privés".

    Je vous raconte :

    Leçon n°1 : Le privé évite les clichés

    Dès mon arrivée à l'agence AUMACTION, je comprends que mes vieux fantasmes vont en prendre un coup.

    Au premier étage de cet immeuble parisien, point de secrétaire sexy dans une sombre antichambre, aucun moustachu ténébreux fumant le cigare, ni de Colt traînant à côté d'une bouteille de whisky.

    L'agence ressemble plutôt à un cabinet de psy, avec parquet, rideaux pourpres et musique classique.

    De quoi détrôner le mythe, mais aussi me rendre un peu timide.

    Elie COHEN, le maître des lieux, me présente son équipe, qui prouve que les détectives du XXIe siècle ne correspondant à aucun profil précis : si lui-même est un ex-comptable reconverti dans le métier depuis 20 ans, Philippe, enquêteur indépendant qui travaille parfois avec lui, est un ancien militaire de 35 ans, Julie, une stagiaire de 25 ans issue de l'Université Paris 2, et Anthony, 26 ans, est enquêteur depuis deux ans. Hommes, femmes, débutants ou confirmés, les "privés" d'aujourd'hui ont en guise de points communs la passion d'un métier pas comme les autres, une bonne condition de moralité (vérifiée par la police), de grandes connaissances en juridictions, une formation professionnelle, une certaine addiction à l'adrénaline, et un cerveau suffisamment curieux, tenace et objectif pour tenir les enquêtes. Leurs différences m'intéressent.

    Pour le patron, elles sont une force : "les stagiaires ? Ils m'instruisent autant que je les forme, sourit Elie COHEN.

    Ils sont toujours au courant des derniers changements de lois, et semblent être nés avec Internet et Facebook!". Et les femmes, elles se font pas trop chambrer dans le métier? "Ca va, répond Julie.

    Dans ma promo, il y autant de filles que de garçons ! Mais cest sûr, dans certaines situations, il vaut mieux avoir un mec avec soi, ça peut être dangereux." Dangereux ? Confortablement installée dans ce bureau cosy, j'ai totalement oublié mes envies de missions mouvementées à la Mike Hammer.

    Ca tombe bien, le téléphone sonne. Le boulot commence.

    Leçon n°2 : Le privé ne fait pas que les adultères

    Dans ce métier, tout commence par un coup de fil. Suivi, généralement, d'un entretien.

    Pendant la journée, nous recevons les appels d'une jeune femme recherchant son père (parti à la naissance), d'un employé licencié voulant coincer son patron, d'un homme ayant perdu la trace d'un amour de jeunesse, d'un père inquiet des fréquentations de son fils, et d'une femme persuadée que son mari a installée sa maîtresse dans un appartement aux frais du couple... Ah, nous y voilà, les histoires de tromperie ! Je frétille : c'est comme dans les films ? On va filer l'infect infidèle ? On prendra les photos ? C'est donc vrai, il y en a beaucoup des cas comme celui-là ? Les détectives sont tous d'accord : oui, les cas d'adultères sont fréquents, un peu glauques, et pas des plus passionnants.

    Et malgré la loi de 2006 sur le divorce par consentement mutuel (sans nécessité de "faute" ni donc de preuve), ils restent une bonne part du boulot.

    Les demandes, généralement, viennent plutôt des femmes.

    Souvent, le fruit des enquêtes tombent comme une confirmation suite à des mois de doute, le détective privé apparaissant comme un dernier recours pour en avoir le coeur net.

    Et les autres missions récurrentes ? Escroqueries au sein d'une famille, observation d'enfants en garde alternée, recherches d'héritiers, surveillance d'adolescents, enquêtes de moralité sur un futur genre, vérifications de CV...

    Alors que je prends frénétiquement des notes, toute l'équipe se réunit pour un breaf sur un cas de personne disparue.

    Décidé à me faire participer malgré mon inexpérience, mon nouveau boss me demande comment je commencerais à enquêter.

    En bonne journaliste high tech, je réponds immédiatement : "Heu, Google et Facebook ...?". élémentaire, mon cher Watson ! Je reçois mon premier bon point.

    Leçon n°3 : Le privé est un geek

    Car ici, c'est un peu comme dans une rédaction : les premiers pas d'une enquête se font généralement sur la toile. Anthony, le spécialiste web de l'agence, confirme : "Google, c'est la base. C'est une aide solide avant de partir sur le terrain.

    Les mails, aussi, permettent d'aller plus vite que le téléphone.

    Quant à Facebook, même si beaucoup de gens ne font pas assez attention à leurs paramètres de confidentialité, ce n'est pas une science exacte ! On recoupe des infos avec Viadeo, d'autres réseaux ... Mais prudence, les gens enjolivent souvent les choses, tout n'est pas fiable." Pages jaunes.fr pour les coordonnées, Infogreffe.fr pour les entreprises, archives de presse... Le web regorge d'informations utiles et accessibles.

    Parfois, les détectives privés peuvent même obtenir des réponses en envoyant un mail sous un faux nom ou via un faux profil Facebook. Et ce, précisent-ils, toujours légalement - ici, "contrairement à d'autres", on ne pirate pas. Dommage, j'aurais adoré apprendre quelques trucs de hacking, ou poser une balise GPS sous une voiture (tout aussi illégal).

    Soudain, j'avise sur le bureau une machine d'un autre âge : Elie COHEN se sert encore du ... Minitel. "Croyez-le ou non, c'est plus rapide qu'Internet pour recevoir des extraits d'acte de naissance !". Certes. Sur le terrain aussi, évidemment, la techno a pas mal transformé le métier.

    Philippe explique : "L'appareil photo de base, aujourd'hui numérique, est un outil précieux, mais je préfère utiliser le caméscope, plus pratique, et faire ensuite des captures d'images du film sur mon ordinateur.

    Le téléphone portable est indispensable pendant une planque pour se tenir au courant, et avec les smartphones, lors d'une filature, on peut se repérer sur iMaps !".

    Comme je le verrai bientôt sur le terrain, le côté geek du détective ne s'arrête pas à sa technophilie, mais s'étend aussi en mode jeux de rôles, avec un comportement très "Robocop" en cours de mission.

    Que la Force soit avec moi.

    Leçon n°4 : Le privé prend des (vrais) risques

    Planque, filature, contre-filature, ces mots très "folklores" font réellement partie du quotidien de nos enquêteurs.

    Et ce matin, je vais l'expérimenter comme il faut, puisque je dois rejoindre Philippe  l'agence pour une filature moto de femme adultère, direction l'exotique contrée de Marolles-en-Brie ! évidemment, il fait 5 degrés et pleut sans discontinuer.

    Quand j'arrive au rendez-vous, mon coéquipier sourit : "Bravo ! Vu la météo, j'ai cru que vous ne viendriez pas..." Blessée dans mon amour propre, je monte fièrement derrière lui sur la moto, mais sans le prévenir, ce qui manque de nous entraîner dans une chute pulvérisant sa jambe au passage.

    Chez les détectives, je demande la famille Inspecteur Gadget ... Après une sympathique virée sur l'autoroute, nous posons la moto et faisons le tour de la maison repérée la veille par Philippe, afin de trouver l'endroit où "planquer".

    Contrairement à la mission que j'effectuerai le lendemain, ici, pas de café où s'installer pour surveiller la porte : nous voilà en faction dans la rue, toujours sous la pluie... pendant deux bonnes heures. Je continue à faire la fière en mode "même pas mal", et papote avec mon nouveau "collègue" : Untel s'est fait tabasser par sa "cible" qui l'avait "grillé", telle autre épate les vieux briscards par sa résistance malgré sa jeunesse... J'en profite pour l'interroger sur les dangers du métier : "Bien sûr, ils existent, mais restent assez rares. En revanche, il faut vraiment le terrain et oublier les horaires : on ne sait jamais quand la journée finira, ni si on sera libre le week-end !" Soudain, le joyeux compagnon de planque se transforme en Terminator : les yeux durs, il me pousse derrière un muret et commence à marcher sans moi.  La "cible" est sortie. Afin de ne prendre aucun risque d'être repérés (détronchés) à cause de mon inexpérience, nous avons préalablement décidé qu'il la filerait seul, tandis que je le suivrai à distance.

    Après une demi-heure de marche ponctuée de sprints (je me demande comment les privés des séries américaines faisaient avec leurs trois paquets de clopes par jour), nous arrivons dans un centre commercial où toutes les ruses sont nécessaires.

    Ca tombe bien : je sais très bien faire semblant de faire du shopping...

    Pour brouiller les pistes, je me "désilhouette", retirant mon blouson et attachant mes cheveux.

    Au final, Philippe "logera" la cible chez son amant, la filmera au camescope, et le client en aura pour son argent. Moi, j'aurais gagné un nouveau galon, et un rhume, aussi.

    Leçon n°5 : Le privé est un justicier

    Mais au delà du côté rude et froid du limier efficace, les enquêteurs de droit privé ont une facette moins évidente, et plus étonnante. Un cocktail de qualités psychologiques et d'aide aux clients en détresse.... Parce qu'ils devinent qu'il n'est pas facile de venir raconter sa vie personnelle à un inconnu, ils savent généralement faire preuve d'écoute et de finesse, aidant leur client à se sentir en confiance.

    Ce qui leur permet aussi d'éviter les mauvais plans, comme le confirme Elie COHEN : "Avec un peu de psychologie, on s'épargne les malades mentaux qui atterrissent parfois chez nous !" Légèrement Robin des Bois, ils ne cherchent pas à vider les poches de leurs clients à tout prix : s'ils sentent qu'une (onéreuse) filature sur une semaine est inutile, la plupart d'entre eux le dira à leur client fauché.

    Mais attention, si le détective doit comprendre son client, il ne doit pas trop faire preuve d'empathie non plus : "On ne travaille pas dans le social, garder du recul permet de mieux travailler", explique Christian Borniche.

    Détaché mais compréhensif, efficace et pétri de légalité, le détective serait-il un super justicier de l'ombre ? " notre métier, c'est les preuves.

    Nous ne traitons que des affaires dont l'intérêt et légitime, et notre seul but est de réparer, afin de faire respecter la loi". Wow.

    La semaine passée aux côtés d'Elie m'a, en fait fait rêver, j'étais devenue Catwoman.

    Caroline ROCHET

    Site : www.detective-prive-paris.com

     

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  • L'enseignement théorique, très complet et de haute qualité, dispensé par les 3 écoles qui forment aujourd'hui les détectives, n'a de valeur professionnelle que s'il est mis en pratique lors d'enquêtes concrètes. De surcroît, un stage de 400 heures en entreprise est obligatoire pour obtenir la licence professionnelle  "Sécurité des biens et des personnes - spécialité activité juridique, directeur d'enquêtes privées"

    Je me lance donc avec enthousiasme à la recherche d'une Agence de Recherches Privées qui me permettrait d'effectuer un stage de terrain pour me rendre compte, très rapidement, que "le fossé séparant théorie et pratique est moins large en théorie qu’il ne l’est en pratique – (citation d'un auteur inconnu …)

    Je concentre mes recherches sur mon département  - le 94 et sur la partie parisienne proche de mon domicile. Dans les "Pages Jaunes" sous le terme technocrate "Enquêteur de droit privé" ne figure aucune adresse, sur internet – il y en a quelques-unes. En revanche, en tapant le terme sulfureux "Détective privé", je trouve une profusion de coordonnées. Vu le nombre florissant de sites internet, je pense n'avoir que l'embarras du choix. C'est une erreur, la réalité est une douche froide – il s'avère très difficile de trouver un stage dans une agence de recherches privées de qualité. Certaines n'ont même pas de bureau – juste un téléphone portable. J'ai plusieurs entretiens téléphoniques évasifs quant à l'engagement de se charger d'une stagiaire pendant 3 mois.

    Je finis par obtenir un rendez-vous dans un bistrot. Après avoir sagement poiroté à une table en sirotant un café pendant 30 minutes, je rappelle plusieurs fois l'enquêteur en tombant systématiquement sur sa messagerie. Je me décide d'attendre encore une demi-heure, puis me lève pour partir. A ce moment-là, un homme m'aborde pour me demander si je suis bien l'étudiante en recherche de stage. Durant tout ce temps, il était assis derrière moi à m'observer depuis l'angle du comptoir ! Fou rire, suivi d'un entretien très constructif : "Que-est ce qu'on vous apprend à la Fac ?" – s'étonne-t-il  - "Pendue à votre téléphone, vous n'êtes même pas capable de sentir qu'on vous observe! Un détective doit toujours se placer dans un coin, dos au mur, afin d'avoir une vue sur la majorité de l'espace. Dans un bistrot, le bout du comptoir est le meilleur endroit."  Je me dis que ça commence bien, j'ai dû tomber sur un allumé qui se prend pour l'Agent 007 !  Or, moi, je n'ai pas du tout envie de jouer à  James Bond Girl, je recherche juste en stage. J'ai envie de lui répondre que j'ai bien évidemment senti son regard appuyé dans mon dos, mais que je ne me suis pas retournée car je trouvais normal qu'une femme seule, attablée longuement au milieu d'un bistrot finisse par attirer les regards. Je n'étais pas en planque, mais j'étais venue pour un rendez-vous d'affaires avec un inconnu, c'est pour cette raison que je m'étais placée de façon bien visible. Mais je ne suis pas venue pour mettre les gens à leur place, donc je laisse passer,  le remerciant de ses précieux conseils … Après une demi-heure de discussions sur les aléas du travail d'un détective et tous les problèmes qui suivent avec, Mr  007 m'informe que il ne prend pas de stagiaires… J'ai donc perdu mon après-midi.

    Je me remotive pour continuer à chercher un vrai cabinet, bien connu et ne pas terminer la formation sans avoir effectué de stage. Mes recherches commencent à s'enliser, j'en discute avec des collègues de la formation qui ont les mêmes difficultés. Nombreux sont ceux qui ne trouvent aucune agence qui les prenne en charge dans leur région et sont obligés d'effectuer leur stage dans une autre ville. Certains se plaignent de passer leur temps à faire des enquêtes téléphoniques durant leur stage, activité rébarbative proche du télémarketing, indigne d'une formation universitaire Panthéon-Assas. D'autres se plaignent de passer leur temps dans la rue, sous le petit crachin de la pluie et le vent qui s'infiltre par les trous de l'écharpe et des manches, à surveiller une porte cochère. Eh oui, ce sont des aléas de la profession qui ne me font pas peur, mais j'évite quand même de contacter ces agences.

    Finalement,  je tombe sur deux collègues très contents de leur stage – ils me disent être bien accueillis, travailler sur des affaires variées et apprendre beaucoup de choses pratiques sur le tas. Cerise sur le gâteau – l'agence est proche de mon domicile et le responsable prend d'autres stagiaires ! C'est ainsi que je suis entrée en contact avec "Aumaction" où j'ai effectué mon stage.

    PRESENTATION DE L'AGENCE "AUMACTION"

    L'agence AUMACTION, située au 5 grande rue Charles de Gaulle  94130 Nogent sur Marne, est dirigée par son fondateur  - Mr Elie COHEN - enquêteur de droit privé depuis 1992, la longévité étant bien souvent dans cette profession synonyme  de compétence et de sérieux.

    Mr Elie Cohen est régulièrement sollicité comme maître de stage des futurs enquêteurs de droit privé, formés par l'université Paris II Panthéon - Assas dont le diplôme est reconnu par l'état et permet d'exercer légalement la profession, suivant les dispositions du Code de Sécurité Intérieure (Livre VI "Activités privées de sécurité", Titre II "Activités des agences de recherche privées).

    Créé en partenariat avec la profession, inscrit (en niveau II) au Répertoire national des certifications professionnelles, ce diplôme permet aux futurs enquêteurs privés d'obtenir la « qualification professionnelle » exigée à l'article L622-7 (6°) du Code de Sécurité Intérieure, nécessité préalable à toute demande d'agrément d'exercer la profession auprès du Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS) et d'autorisation préfectorale d'installation d'une agence

    Le nom de l'agence  "Aumaction" vient de la syllabe « AUM» symbole vibratoire représente le son originel et le coté zen et l’homonyme « HOMME » tandis que « ACTION » met en avant la dynamique des enquêtes. Cette dénomination originale correspond bien à l'image de l'agence : accueil bienveillant, bureau chaleureux et rassurant, travail très dynamique.

    Je commence mon stage par observer la façon de procéder dans cette agence. Pendant 2 jours c'est le calme plat et un peu angoissant. Il n'y a pas de nouvelles affaires. Le téléphone reste muet, puis soudainement - c'est la frénésie – ça sonne toutes  les dix minutes en une rafale d'affaires si diverses que j'ai le tournis en prenant des notes : du loufoque au glauque, en passant par les banales recherches d'adresses ou vérifications de solvabilité.

    Soudain immergée dans le bain professionnel, j'ai le tournis en me noyant dans mes notes. Est-ce que je vais pouvoir tenir ce rythme effréné. Je me rends compte que  l'affirmation,  faite sur le site internet d'Aumaction http://www.leprive.org : "Elie Cohen  travaille de Midi à Minuit et du Nadir au Zénith" n'est absolument pas exagérée.

    Les quelques premiers jours passés à l'agence "Aumaction" me mettent face aux réalités des mises en garde, si souvent répétées par les enseignants de Paris II Panthéon – Assas qu'elles finissent par paraître triviales et siffler "d'une oreille à l'autre" tant qu'on ne les a pas personnellement éprouvées en pleine face : le métier de "détective privé" nécessite non seulement une solide connaissance des règles du  Droit sous tous ses aspects (pénal, civil, commercial, etc…) et des limites infranchissables qu'elle imposent, mais aussi une grande disponibilité, un sens de l'écoute aiguisé et de fines connaissances en psychologie.

    Car le cabinet de Mr 'Elie Cohen voit se succéder une panoplie de cas très divers et des personnages haut en couleurs :

    -       Le père de famille qui étouffe dans les doutes sur la fidélité de son épouse

    -       La bourgeoise libertine qui se dit tolérante mais n'hésite pas sur les moyens à espionner ses  amants

    -       Le paranoïaque qui se sent persécuté par  la SNCF et qui est persuadé d'être surveillé  par des agents déguisés des  renseignements généraux qui l'écoutent et le filment sans arrêt

    -       Les parents dont la fille, majeure, a quitté le domicile et ne donne plus aucune nouvelle

    -       L'homme marié dont l'amante entame une procédure en recherche de paternité

    -       L'épouse délaissée qui souhaite vérifier le train de vie de son conjoint afin d'y baser sa demande de pension alimentaire

    -       La famille dont la fille s'est suicidée mais qui a des doutes sur les circonstances de sa mort

    -       La famille dont le fils est décédé dans un accident de voiture, mais qui a des doutes sur les circonstances de l'accident, peut être volontairement provoqué par le conducteur

    -       L'assurance qui se retrouve avec un contrat en déshérence

    -       Le chef d'une grande entreprise, confronté à des vols, qui  souhaite confondre son employé fautif

    -       L'avocat des employés licenciés dont l'entreprise a jugé bon de tout simplement délocaliser pour amoindrir ses coûts

    La première chose que j'ai comprise est que si certains sujets peuvent nous paraître futiles au  premier abord, nous ne sommes pas là pour juger et il nous faut garder à l'esprit que chaque histoire est d'une importance cruciale pour ses protagonistes.

    Je me dégrossis en observant comment prendre du temps pour écouter toutes ces personnes, d'éventuellement les recevoir, leur indiquer les démarches juridiques appropriées, les limites de ce qu'un enquêteur privé a le droit de faire. J'apprends aussi comment les éconduire fermement si leur demande est illégale. Sans jamais perdre de vue la devise de notre métier :"Vitam impendere vero" : l'enquêteur de droit privé n'est pas là pour faire plaisir au client, mais pour rechercher la vérité quelle qu'elle soit.

      La "checklist" de l'entretien réussi

    Confidentialité, discrétion, respect du secret professionnel sont les maitres mots de de la profession de détective privé. Dès l'entretien téléphonique, il faut rassurer son interlocuteur sur ces points.

       1) Inspirer confiance

    Inspirer confiance et savoir mettre les clients à l’aise est une compétence relationnelle essentielle.

    Afin d'offrir de réelles garanties juridiques à son client et d'être crédible devant les institutions, l'enquêteur de droit privé doit se débarrasser de l'image sulfureuse, véhiculée par le cinéma et les romans. Il doit non seulement être  socialement acceptable – c’est-à-dire quelqu'un qu'on n'aurait pas honte de contacter, l'enquêteur moderne doit présenter une honorabilité impeccable.

    En écoutant Mr Cohen les conseiller, j'apprends comment appréhender les clients avec bienveillance et les mettre à l'aise. Le client qui contacte un détective n'est initialement pas rassuré, m'enseigne Mr Cohen. S'il se retrouve en face d'une personne qui lui inspire méfiance, il se fermera comme une huitre. C'est pour cela que la première impression, offerte par l'enquêteur de droit privé, se doit être avant tout rassurante.

    C'est ce que m'apprend Elie Cohen – pas de mine renfrognée, pas de grattages qui énervent. C'est un cercle vertueux - plus on est à l'aise avec le client et plus il sera à l'aise avec nous, plus facilement il nous validera et acceptera avec confiance.

    Dans les premiers moments de la discussion, il est important de ne rien faire qui puisse mettre l’autre mal à l’aise, ou lui faire douter de nos intentions. Se tenir à bonne distance (à peu près la longueur d’un bras pour ne pas envahir sa zone d’intimité), éviter les sujets qui fâchent…, ne rien faire qui puisse donner à l’autre l’envie d’aller se cacher.

    2) Se synchroniser avec l'interlocuteur

    L'enquêteur privé doit se mettre en diapason avec son client. Son apparence et son comportement doivent faire penser au client qu'ils font partie plus ou moins du même univers, qu'ils ont plus ou moins les mêmes codes, les mêmes valeurs, alors inconsciemment, le client aura tendance à se dire qu’ils se ressemblent, qu’ils ont probablement des choses à partager.

    Comme on dit : « qui se ressemble s’assemble … a priori ».

    3) Le faire parler

    Savoir écouter c'est aussi savoir faire parler. L'enquêteur doit saisir les infimes nuances dans les paroles de son interlocuteur  qui trahissent le moment opportun pour se  confesser. Les questions qui montrent qu’on s’intéresse un minimum à l’autre facilitent l'accrochage. Ils est essentiel de discuter de sujets qui intéressent tous les deux… et surtout, faire parler l’autre de ce qui l’intéresse, lui montrer qu'on trouve ça intéressant aussi. C’est véritablement le meilleur moyen pour que l’autre apprécie (et donc, se sente à l’aise avec nous).

    Il faut tout de même rester subtil en mettant en valeur ses points communs et éviter de prendre son interlocuteur pour un imbécile en répétant 50 fois de suite " Ah mais moi c’est pareil", bien lourds.

    4) Apporter des réponses à toutes les questions posées.

    Lorsque le client à bien posé sa demande, il faut répondre avec précision à ses interrogations, lui expliquer quelles sont les possibilités d'intervention de l'enquêteur pour l'aider dans la défense de ses droits.

    2)   Après les entretiens clients – l'enquête sur le terrain

    Tous les renseignements auprès du client sont réunis. Maintenant, il faut mettre en pratique la définition dе la profession, telle qu'elle est au Livre VI, Titre II, article L621-1- du Code de Sécurité Intérieure :

     

    Article L621-1 du CSI

    Profession libérale qui consiste, pour une personne, à recueillir, même sans faire état de sa qualité ni révéler l'objet de sa mission, des informations ou renseignements destinés à des tiers, en vue de la défense de leurs intérêts.

     

    Après avoir exposé les particularités du travail de détective, les caractéristiques de l'agence et des affaires qui y sont traitées, je vous présenterai, un peu plus tard, une contre-enquête pénale sur laquelle j'ai eu la possibilité d'enquêter dans le cadre de mon stage.

    I.M.

    D.U. obtenu avec succès en Juin 2014.

    (Comme quoi, ce que je disais l'année dernière sur cette personne, devait se réaliser)

    Comme prévu, la belle I.M. a obtenu sa licence avec Mention et comme Major de promotion. Toutes mes félicitations pour son excellent travail et bonne route pour la suite.

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  • Nogent Citoyen (2011)

    Son enseigne de "détective privé", s’affiche en toutes lettres au début de la Grande rue Charles de Gaulle de Nogent sur Marne, intrigant les passants. Elie Cohen a démarré cette activité en 1993 suite à la résolution d’un problème d’impayé par un client ayant pris la poudre d’escampette, dans l’entreprise pour laquelle il travaillait alors comme chef comptable. Il fait aujourd’hui partie des 1000 privés reconnus et encadrés juridiquement en France. Ses outils : pas de gadgets à la James Bond ni de saxophone comme Nestor Burma mais un simple téléphone mobile – appareil photo qui a remplacé le talkie-walkie, une petite caméra portative, un ordinateur avec accès Internet et un grand savoir-faire.

    «Cette activité est d’abord un métier de contact. Nous obtenons beaucoup d’informations simplement par la discussion, informelle. Par exemple, si je recherche des renseignements sur une personne qui habite au 4ème étage d’un immeuble, je vais voir la concierge et évoque un appartement à louer au 5ème, m’interrogeant sur le bruit potentiel des voisins, etc. De fil en aiguille, la conversation permet d’obtenir des informations sur ma cible, sans que mon interlocuteur s’en soit rendu compte. Dans le cas d’une recherche de parents d’enfants nés sous X, j’obtiens souvent des indices simplement en parlant avec du personnel de l’hôpital, une fois trouvé le bon moment et la personne disponible. Il n’est pas question de voler les dossiers», détaille Elie Cohen.

    Autre procédé indispensable : la classique filature. Un exercice pas toujours facile dans la circulation parisienne, surtout lorsque la cible se méfie. «Lorsque la situation est délicate, nous partons à deux véhicules, et lorsque je suis complètement repéré, je passe le relais à mon suiveur. Je circule aussi de plus en plus en scooter, c’est plus souple.»

    Exemples de missions : la quête de parents d’enfants nés sous X, la recherche de personnes dans le cadre de successions, les conflits conjugaux, l’apport de pièces dans le cadre de procédures de divorce, la concurrence déloyale, la contrefaçon… Environ trois-quarts des demandes émanent de particuliers, le reste d’entreprises.

    En terme de déontologie, la profession dispose d’un cadre juridique qui précise notamment que les demandes doivent être légitimes. "Par exemple, je ne donne pas suite aux demandes de groupies de stars qui veulent à tout prix connaître les coordonnées privées de leur idole" , explique le privé.

    Dans le cas de dossiers d’entreprise, Elie Cohen a parfois collaboré avec la police. «J’ai été sollicité par un gendarme de ma connaissance pour enquêter en interne dans une entreprise qui faisait régulièrement l’objet de vols. Lorsque j’ai identifié les personnes en cause, j’ai transmis les informations aux gendarmes et mon rôle s’est arrêté là.»

    En moyenne, l’agence dispose de trois bureaux dont deux à Paris traite une douzaine de dossiers par mois, en provenance de clients de toute la France, de certains pays européens et même de l'étranger. «Je travaille tout seul et fais appel à des spécialistes, qui de la filature, de la prise de photo, de l’intelligence économique… en fonction des missions.» Les tarifs : environ 1000 € la journée avec un forfait minimum de 450 € pour 4 heures de travail. «Certains clients arrivent avec un dossier déjà quasiment complet et il ne reste plus qu’à aller prendre une photo

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  • Tout devient simple...

    Oublié l'imperméable, la loupe et les longues heures de planque. C'est souvent derrière son écran que le détective privé commence aujourd'hui son enquête, sans être beaucoup contrôlé.

    Sonia G est une jeune célibataire qui habite votre ville et veut devenir votre amie sur Facebook. Vous ne la connaissez pas mais en consultant son profil, vous remarquez qu'elle partage votre passion pour le deltaplane et la pétanque, qu'elle "poste" elle aussi sur le forum des "fans de James Bond" et que vous avez certains amis numériques en commun. Rassuré, vous acceptez sa demande. De fil en aiguille, vous faites connaissance et elle finit par vous donner rendez-vous.

    Le jour J, Sonia ne vient pas. Non pas qu'elle vous ait oublié : elle n'existe pas. Derrière cet avatar numérique séduisant se cache depuis le début un détective privé. Vous êtes sa cible et vous venez de lui fournir les informations dont il a besoin pour son enquête. En attendant devant le café, vous lui avez donné l'occasion de vous photographier. En rentrant chez vous, vous lui révélez votre adresse.

    Bienvenue dans le monde des détectives à l'heure du Web 2.0

    Carrure imposante, petites lunettes et catogan impeccable, Elie Cohen est formel : "internet a révolutionné la profession."

    Agent de Recherches Privées depuis 1993, cet ancien comptable est aujourd'hui à la tête de trois agences dans la capitale.

    Dans les luxueux bureaux de la maison mère, située à deux pas de la rue de Rivoli, il reçoit ses clients et ses collaborateurs.

    Un oeil son son Iphone, l'autre sur un dossier, il explique : "l'apparition du Web avait déjà grandement facilité la recherche d'informations. Mais depuis l'émergence des chats, des blogs et des réseaux sociaux, la Toile s'est carrément transformée en mine d'or du renseignement."

    Nestor Burma version XXIe siècle

    Qu'il s'agisse de retrouver la trace d'un parent disparu, de prouver un adultère, une fraude aux allocations chômage ou une tentative d'espionnage industriel, Internet est devenu le point de départ incontournable de toute enquête.

    Le Web, c'est justement la spécialité d'Anthony, 26 ans, fraichement diplômé de la faculté de Nîmes - l'une des trois formations de détectives privés reconnues en France. Avec son pull en laine et sa coupe de gentil garçon, on le penserait plus volontiers étudiant en informatique que fin limier, à tort.

    Son mode opératoire est simple et efficace. Première étape : repérer sa "cible" sur la Toile. "Je fais le tour de tous les forums, chats, réseaux sociaux pour avoir un maximum d'informations sur ses passions, ses goûts. Ensuite, je crée un profil susceptible de lui plaire. Quand mon personnage est prêt, j'approche ses amis, je poste sur les mêmes forums qu'elle pour la mettre en confiance. Au bout d'un moment, je lui demande de m'ajouter à son réseau."

    Les doigts de ce Nestor Burma version XXIe siècle pianotent sur le clavier et, deux clics plus tard, le profil Facebook de la fameuse Sonia P. apparait à l'écran. "En ce moment, Sonia aime la robotique et le yoga, elle habite Paris et a 25 ans. La photo, c'est celle d'une amie, détective privée elle aussi. Demain, Sonia s'appellera Charlotte ou Anne-Sophie, elle sera étudiante en philosophie ou cadre supérieure, mais je garde ses caractéristiques de base : une jeune fille célibataire d'une vingtaine d'années. C'est de loin le profil type qui marche le mieux."

    "Le plus dur est de se rappeler tous les mots de passe !"

    Des "profils types", le jeune détective en a plusieurs. "j'ai même des profils ethniques, c'est plus pratique pour approcher certaines communautés. Le plus drôle, c'est que mes personnages ont des amis : des internautes, va savoir pourquoi, les ajoutent à leur réseau. Ma Sonia par exemple, qui change de nom et de vie tous les quatre matins, a une cinquantaine d'amis, ce qui rend son personnage encore plus crédible", s'amuse-t-il.

    Une fois que la "cible" a accepté Anthony, alias Sonia, Jean Paul ou Dédé dans son réseau, "l'interrogatoire" peut commencer. "Dans quel quartier traines-tu ?", pour retrouver la trace d'une personne qui a disparu de la circulation. "Tu travailles où en ce moment ?", pour prouver une fraude aux allocations chômage. "Comment ça se passe entre ta femme et toi ?" pour les enquêtes de moralité. Les possibilités sont infinies, les résultats souvent au rendez-vous. "Et il n'y a pas que Facebook. J'ai aussi plusieurs comptes sur Copains d'Avant ou Linkedin. Le plus dur, est de se rappeler tous les mots de passe !" 

    Parfois, Anthony n'a pas besoin de se donner autant de mal. Les blogs pullulent et certains utilisateurs de réseaux sociaux ne savent pas protéger leur profil, laissant ainsi apparentes aux yeux de tous des informations très personnelles. "Les ados sont les plus intéressants, ils racontent toute leur vie sur internet. Les adultes sont plus méfiants, analyse l'expert. D'une manière générale, les gens savent quand même et de mieux en mieux verrouiller leurs informations. D'où l'intérêt d'avoir de faux profils."

    En apparence, rien n'arrête les limiers du net. Quand on lui pose une question, Elie Cohen se défend de toute intrusion illégale dans la vie d'autrui : "On ne fait pas n'importe quoi. Toutes nos actions s'inscrivent dans un cadre légal. Nous n'usurpons jamais l'identité d'une personne, ou d'une fonction. Tous nos personnages sont fictifs."

    "On ne donne pas dans le voyeurisme"

    Un ancien militaire qui a troqué son fusil-mitrailleur pour l'imper, il y a plus de dix ans de cela confirme : "On ne donne pas dans le voyeurisme, on cherche juste des informations relatives à nos enquêtes." Une affirmation impossible à vérifier.

    La Commission Informatique et Libertés (CNIL) oblige seulement les détectives à verrouiller l'accès aux informations récoltées, pour qu'un tiers ne puisse y accéder, puis à les détruire dans un délai ne dépassant pas cinq ans après la clôture de l'affaire. Elle s'assure aussi que l'enquête s'est déroulée dans un cadre légal - pas d'usurpation de titre, de fonction ou d'identité.

    Si les modalités d'obtention de l'information peuvent ainsi être contrôlées par la CNIL mais aussi, depuis 2009, par la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS), le contenu des recherches ne fait, lui, l'objet d'aucun contrôle. Au détective donc de décider seul, et sans contrôle, des renseignements qu'il souhaite obtenir.

    Interrogé sur ce point, Elie Cohen botte en touche : "Nous n'acceptons que les affaires justes et légales d'un point de vue moral." A un peu plus de 60 ans, Elie Cohen est ainsi seul juge du bien-fondé d'une enquête, du caractère vertueux ou non de sa "cible" et des informations dont il a besoin pour ses recherches. Autant de bonnes raisons d'y réfléchir à deux fois avant d'accepter "Sonia P" dans votre liste d'amis.

    Martin WEBDING

     

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  • De Kadiatou B., le 17/09/2015  21:12

    Bonsoir Mr COHEN,

    Ce petit message pour vous informer que nous avons envoyé en juillet un recommandė ã ma dėbitrice, qui habite bien ā l'adresse que vous avez trouvėe.

    Et par le plus grand des hasards, alors que je ne prends presque jamais le train, je l'ai croisėe å la gare de Fontainebleau fin août. Évidemment je l'ai vivement interpellėe sur ses nombreux mensonges et dissimulations. Elle a passė un mauvais moment d'autant plus que son fils était présent.

    Elle a commencė le premier virement pour rembourser sa dette, même si cela va prendre du temps...

    Je vous remercie encore pour votre efficacité et vous recommanderai à mon entourage si besoin.

    Cordialement

    Mme B.

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    De Fabienne de CAEN (Calvados) 18/09/2015  9:00

    Monsieur Cohen,

    Je tenais à vous remercier pour l'aide précieuse que vous m'avez apportée et des bons conseils que vous m'avez donnés.

    Je vous avais sollicité la semaine dernière pour une suspicion de tromperie de mon concubin avec qui je vis depuis 3 ans et vous m'avez proposé de m'aider et comme je vous ai dit que je n'avais pas les moyens pour régler la recherche, vous avez eu la gentillesse de me dire que vous alliez entreprendre quelques recherches et que si vous trouviez quelque chose rapidement sans passer trop de temps sur mon dossier, vous ne me feriez pas payer.

    Je vous remercie d'avoir tenu vos promesses et vous remercie encore de m'avoir envoyé les informations que vous avez trouvées et qui vont m'aider pour peut-être lui faire avouer.

    Mille fois merci.

    Sincèrement

    Fabienne

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    De Aline C. par texto du 25/09/2015 à 17:00

    Bonsoir M. Cohen, je reviens vers vous concernant le dossier de S. Notre avocat à trouvé votre rapport de bonne qualité. Il souhaite consulter quelques pièces que vous devez encore posséder. Comme convenu lors de notre dernier rendez-vous dans Paris, il m'a demanD de vous transmettre son numéro de téléphone afin que vous puissiez convenir des modalités. Ci joint ses coordonnées : Maitre F au 0617.......

    Très bon weekend à vous.

    Merci pour votre dévouement.

    A bientôt.

    Mlle Aline C.

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    De Khadra M. par mail sur ce@leprive.org le 19/10/2015 à 19:22

    Bonsoir Mr COHEN,

    Grace à vous et vos recherches rapides et efficaces, nous avons mon mari et moi retrouvé mon fils, nous avons passé quelques jours avec lui. Nos remerciements les plus chaleureux, bonne continuation. Cordialement à vous.

    Mr et Mme M.

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    De Armelle D. (carte de voeux du 16 janvier 2017)

    Cher Monsieur Cohen,

    Lors de notre dernière rencontre vous m'aviez dit que je pouvais donner de mes nouvelles de temps à autre. Et bien, j'ai décidé de faire mieux : Vous présenter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2017 qui commence.

    J'espère de tout coeur qu'elle vous apportera .....

    Merci encore pour votre aide.

    Très cordialement

    Armelle

     

     

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