• Profession Détective


    PROFESSION : Détective Privé par aadetect

    Etre détective privé de nos jours passe obligatoirement par une formation dispensée par l'une des trois écoles reconnues en France et qui sont l'IFAR, la faculté de Nîmes et Panthéon Assas de Melun.

    De plus, cette profession est régie par des lois et encadrée par la Haute Autorité qu'est le CNAPS qui a remplacé les services de la réglementation générale des Préfectures chargées, il y a encore peu de temps, de délivrer l'agrément d'exercer ce métier.

    A mon époque, au début de la dernière décade du vingtième siècle, il suffisait de n'avoir jamais été condamné et donc de posséder un casier judiciaire vierge, pour s'installer comme "Privé" et avoir cet agrément de la Préfecture de sa région.

    Cela dit, comme dans tout métier, certains passaient entre les mailles des filets, s'installaient sans autorisation, faisaient un peu de plublicité sur le minitel, prenaient une page entière chez ODA (office des annuaires) pour appâter les clients et le tour était joué.

    Heureusement pour nous cela a changé dès l'année 2005 par la sortie de ces nouvelles lois et tous "les voyous" se sont retirés d'eux mêmes sans demander leur reste.

    Pour ceux que cela intéresse, l'obligation de passer par ces écoles est aujourd'hui en vigueur. Pour être Détective Privé, je dirais pour être Agent de Recherches Privées, car c'est le terme utilisé dorénavant pour nous faire reconnaître, il faut avoir son Baccalauréat + 2, de préférence dans le Droit, pour être sélectionné dans l'une de ces écoles.

    Il y a bien évidemment des exceptions : avoir été dans la police ou la gendarmerie ou bien même convaincre le staff par sa motivation.

    Vous trouverez toutes les explications et les différentes démarches sur la grande toile du net.

    Je vais vous parler de mon propre parcours :

    Après plusieurs petits métiers et formations, je décidais de travailler dans la comptabilité et j'effectuais une formation diligentée par l'AFPA de Vénissieux, en tant qu'interne, pour avoir le Brevet de Comptable-dactylo obtenu "avec petit succès", car très attiré par toutes les filles du centre de formation. Je sortais tout juste de l'armée, après avoir été "un planqué" comme me le répétait sans cesse mes amis, donc après 1 an passé aux frais de l'Etat, je m'inscrivais dans ce centre pour apprendre le métier de Comptable-Dactylo.

    Ce diplôme en mains, il fallait que je fasse mes preuves. J'ai passé et réussi des concours dans différentes administrations comme EDF ou la CAF, j'ai travaillé quelques années dans le privé, je me suis marié une première fois et comme cela ne se passait pas comme je le pensais dans ma vie de jeune marié et pour fuir cette situation, je décide de tout quitter pour monter m'installer dans la capitale. J'ai 30 ans.

    Je trouve rapidement du travail dans un cabinet d'expertise comptable de la Porte St Martin, je dors chez les copines du moment mais continue de chercher un appartement et un travail mieux rémunéré.

    Au début des années 80, il y avait du travail pour tout le monde, je ne connais pas le chomâge, je quitte un emploi pour trouver un autre dès le lendemain, enfin je trouve le poste qui me convient parfaitement : Comptable unique dans une société qui fait de l'import-export, dans le 13e arrondissement. Bon salaire et bonne ambiance.

    La boite s'est développée, les affaires prospérent et le patron décide d'agrandir son activité en prenant des locaux dans la zone industrielle d'Orly Sénia, à deux pas du centre commercial Belle Epine.

    Qui dit grandir, dit embauche de personnel supplémentaire.

    Mon patron, avec qui je m'entends bien, me donne carte blanche pour m'occuper des embauches. Il me faut trouver des personnes pour le magasin, deux livreurs et me touchant d'un peu plus près, du personnel administratif et comptable.

    Je deviens chef comptable et embauche 4 personnes sous mes ordres.

    Je dispache les tâches et je garde pour moi le travail le plus intéressant à mes yeux : la compta clients, pour le contact direct avec la clientèle.

    Je suis de toutes les décisions, mon avis compte pour le patron et veut connaitre ma position dans tous les choix importants.

    Un matin, lorsque j'entre dans mon bureau, stéphanie, ma collaboratrice directe, m'informe d'une traite revenue impayée de 350.000 francs de l'époque.

    Je tente rapidement d'avoir ce client au téléphone sans résultat.

    Je frappe à la porte du bureau du patron et lui fait part de ce désagrément.

    Il me dit aussitôt que je suis assez grand et costaud pour récupérer cet argent et que je peux me déplacer comme bon me semble pour rendre visite à ce client indélicat.

    J"essaie en vain de l'avoir toute la journée au téléphone sans obtenir de réponse, pendant que Stéphanie réservait pour moi un vol pour le lendemain matin pour Nice. (le client est installé dans le sud)

    Et voilà, le commencement d'une véritable enquête se profile à l'horizon pour ma pomme !

    Je suis dès le lendemain matin à l'aéroport de Nice, je loue un véhicule et décide de me rendre à l'adresse où les machines étaient habituellement livrées.

    Bien entendu, le magasin était complétement vide de son contenu, plus aucun meuble à l'intérieur, vide. Quelques feuilles de papier étaient éparpillées sur le sol sale, l'enseigne a également été emportée.

    Sur la porte vitrée de l'entrée était collée une feuille A4 avec les horaires d'ouverture et de fermeture de la boutique.

    Je sonne à l'entrée de la maison située juste à côté du magasin et les occupants me disent être étonnés de ce qui s'est passé : "on avait l'impression que tout allait bien pour eux", de plus le taulier était très sympathique.

    J'ai pu noter que ce "taulier" que je connaissais, puisque je l'avais déjà rencontré sur un salon où ma boite exposait, conduisait une belle porsche 934 noire métallisée et que la veille encore, il était passé chercher son courrier.

    J'ai attendu toute la journée dans les parages et mon attente fut payante, Monsieur Gino arrive à bord de son véhicule, se gare juste devant, ouvre la porte et prend son courrier déposé à même le sol.

    Je décide d'aller à sa rencontre, l'appelle par son nom, ne me répond pas, fait rapidement demi tour sur ses pas et monte dans la voiture qu'il fait démarrer sur les chapeaux de roue.

    Je le prends en filature (la toute première), je vois qu'il fait tout pour me semer, prend la promenade des anglais à toute berzingue, entre dans un parking souterrain, ressort de l'autre côté et je le perds à cet instant précis.

    J'ai dans ma sacoche des documents le concernant : le contrat d'origine, les statuts de son entreprise et j'ai aussi la chance de trouver les coordonnées complètes de son domicile sur Mougins.

    Me voilà sur l'autoroute en direction de la sortie pour Mougins, je vais chercher pendant quelques minutes mon chemin et demander à un motard de la polcie nationale qui passait par là de m'indiquer le chemin, eh bien vous n'allez pas le croire, mais il veut bien me montrer le chemin et me demande de le suivre.

    C'est devant un grand portail noir qu'il me laisse, j'ai du mal à voir la maison d'où je me trouve.

    Il y a un petit emplacement quelques mètres plus loin où je vais stationner mon véhicule.

    Je descends, reviens à pied devant le portail, je sonne au visiophone et attend. Rien ne se passe, je n'obtiens aucune réponse.

    J'étais sur le point de repartir lorsque j'entends le vrombissement d'une voiture empruntant le chemin menant à ce grand portail, je me planque derrière un gros arbre et attend son arrivée qui ne tarde pas.

    La voiture est devant la maison, le portail automatique s'ouvre et la voiture entre dans la propriété. Le Gino a l'air pressé et n'attend même pas que la porte se referme. Je profite pour entrer à pied juste avant la fermeture automatique.

    J'ai suivi le chemin pendant près de 200 mètres et j'aperçois la voiture arrétée aux pieds des marches de cette magnifique maison, un vrai château.

    L'occupant est certainement déjà à l'intérieur.

    Je ne me dégonfle pas, même si pénétrer dans une propriété privée m'est interdit, je toque à la grande porte et je vois le Gino qui ouvre la porte, je m'attendais à ce qu'il hurle après moi, me salue chaleureusement, me demande comment je suis entré et ce que je suis venu faire là.

    Il me prie d'entrer dans son salon de 80 m2, me propose à boire et me dit qu'il va tout m'expliquer.

    Je vous avoue que je n'en mène pas large et me demande s'il ne me réserve pas le chien de sa chienne. J'attends sagement qu'il me serve un verre et qu'il s'installe.

    Nous sommes face à face, confortablement installés sur des larges fauteuils en cuir blanc, on trinque, on boit une petite gorgée et Gino m'explique tout simplement qu'il n'avait pas l'intention de nous planter, mais qu'il a préféré liquider son entreprise, en bonne et dûe forme, sans trop s'étaler sur les raisons.

    Sur ces bonnes paroles, il se lève, me prie de patienter et emprunte le long couloir de marbre en direction de je ne sais quelle autre pièce de la maison.

    Ayant un peu de temps devant moi, je détaille un peu les tableaux aux murs, un écran de télévision géant est fixé au mur, un système Dolby stéréo est visible, enfin je me dis qu'il ne manque de rien et qu'il doit certainement avoir les moyens de payer ses dettes.

    J'entends le bruit des pas de Gino qui revient dans le salon, il porte dans sa main une liasse de billets, pose le tout sur la table du salon et me prie de compter.

    Ce que je fais avec le sentiment d'avoir bien réussi mon intervention.

    Je compte et arrive à la somme de 150.000 francs. Il se rend compte de mon étonnement et tient à me rassurer en me disant que le reste sera réglé par un virement de sa banque.

    A ce moment précis, je suis content et quand même un petit peu inquiet. Il me remet 15 briques en espèces, ne me demande même pas de lui signer un reçu, met le tout dans une sacoche qu'il me tend et insiste pour que je termine mon verre, il me propose même de me raccompagner jusqu'au grand portail dans sa porsche.

    Arrivé à la voiture que j'ai louée et une fois à l'intérieur, j'appuie sur les fermetures de toutes les portes, pose la sacoche entre mes jambes et démarre rapidement pour me rendre dans la chambre que j'avais réservé dans un grand hôtel de la Promenade des Anglais.

    Je suis pressé d'appeler au téléphone Monsieur DUBOIS pour lui annoncer la bonne nouvelle, même si ce n'est pas la totalité de la somme dûe, je suis content de l'avoir au bout du fil.

    Il est fier de mon action et me propose de profiter de la région pour la soirée et de retourner sur Paris dès le lendemain.

    Eh bien, voilà ce qu'a été pour moi une enquête rondement menée et c'est ainsi que l'envie de devenir détective s'est déclarée en moi.

    Ce métier est le mien depuis plus de 25 ans.

    J'ai dit.

    Je suis à la disposition de toute personne souhaitant obtenir d'autres informations sur mon parcours professionnel et la conseiller ou la diriger vers les meilleures écoles de formation reconnues par notre profession et par le CNAPS.

     

     

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