• Le noble métier de Détective

    Vous avez un problème ?
    ... Elie A la solution.

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    Publié le 19/01/2015 275 626 vues

     

    Dans la vie, on ne choisit pas toujours son métier. Parfois c’est lui qui vous choisit. Il s’impose à vous, comme une évidence. Et c’est un peu l’histoire d’Elie Cohen, détective privé depuis près de 25 ans. Après des années à essayer de résoudre les problèmes de tout le monde, il est toujours aussi content d'avoir fait un virage à 180° dans sa carrière un jour d'octobre 1992.

    Au départ, il était comptable. Un monde bien loin de celui des enquêtes des détectives privés. Mais il aura suffi d’un homme, son ancien patron, pour qu’il se décide à changer de cap. « Le métier de détective n’était pas une vocation au départ. Bien que les métiers de l’enquête m’ont toujours intéressé », explique-t-il.

     C’est pourtant bien son métier de comptable qui l’a mis sur les rails, en quelque sorte. « J'étais Chef Comptable et la partie où j'excellais le plus était la comptabilité client. Un jour, j’ai trouvé une traite impayée sur mon bureau d’un client que je connaissais. Je suis allé voir mon patron qui m’a donné carte blanche pour récupérer ce que ce client devait. J’ai donc mené ma petite enquête. Je suis rentré au bureau avec l’argent. Mon patron de l’époque m’a alors proposé d’investir cette somme pour que je devienne détective ». A partir de là, Elie avait sa mise de départ pour créer sa société. « Il m’a fait confiance », confie-t-il.

    Lorsqu’il a commencé dans le métier, les choses étaient un peu différentes. Aujourd’hui il faut avoir un Bac en poche au minimum, être passé dans l’une des écoles reconnues par la profession et le Conseil National des Activités Privées de Sécurité. « Moi je n’ai pas fait d’école de détectives », explique Elie Cohen. Ceux qui avaient 5 ans d’activité ininterrompue en 2002 n’avaient pas besoin de passer par ces écoles pour obtenir l’autorisation d’exercer. « Je suis installé depuis 1992. Ça fera 25 ans en 2017 que je fais ce travail et je suis content que ça continue », précise-t-il.

     

    Au-delà des clichés sur le métier de détective 

     

    Elie Cohen travaille aussi bien avec des particuliers qu’avec des professionnels. « En nombre de dossiers, je travaille plus pour des particuliers. En terme de chiffre d’affaire, je travaille plus pour les sociétés », souligne le détective. Pour un grand nombre de gens, encore aujourd’hui, le détective c’est celui qui cherche les preuves d’adultère. Mais heureusement les missions d’Elie Cohen sont plus diversifiées.

    « Le type de demande que je reçois pour les particuliers concernent la recherche d’une personne perdue de vue, d’une amie. Parfois il s’agit de quelqu’un croisé par hasard et avec qui ils ont pris un café et qui est parti sans laisser de numéro ». Quand il parle de la recherche de personne c’est par exemple un locataire qui ne paye plus son loyer, un débiteur. Pour les particuliers il y a aussi le harcèlement, le vol, le dénigrement, les nuisances… Tout ce qui porte atteinte à une personne finalement.

    Toutes les informations qu’il collecte sont recevables devant la justice. « Je suis considéré comme un professionnel de l’enquête. Je fais mes enquêtes en respectant les lois de mon pays », précise-t-il. On n’a pas le droit par exemple d’entrer dans une propriété privée.  Il arrive que l’agence d’Elie Cohen refuse certaines missions. « Si un client nous demande de vérifier ce qui se passe dans une chambre d’un hôtel ou de mettre des micros dans l’appartement de l’amant de sa femme, on dit non. Les bons professionnels ne le feront jamais ».

    Mais ne peut pas devenir détective qui veut. Ce métier demande une implication totale et il faut être conscient de ce que cette carrière implique, notamment au niveau de sa vie privée. Être détective privé peut être contraignant, par exemple en ce qui concerne les horaires de travail. « Il faut être sérieux, avoir envie de réussir mais surtout avoir envie de rendre service. On ne cherche pas uniquement le profit. On cherche aussi la qualité des services.  Il faut être attentif, observateur et ne pas avoir peur », ajoute Elie Cohen.

     

    Un travail qui demande un investissement à 200% 

     

    La filature représente une grande partie de son travail. L’informatique lui sert beaucoup également pour les enquêtes. « Dès que vous vous inscrivez sur un site, il y a toujours une trace. Les réseaux sociaux nous donnent également beaucoup d’informations. Au début de ma carrière on allait chercher les informations directement sur le terrain, dans les immeubles, chez les voisins, dans les commerces de proximité… ».

    Aller sur le terrain est essentiel pour résoudre une enquête. « Une femme de 35 ans est venue me voir un jour pour me demander de retrouver son père qu’elle ne connaissait pas. La seule information dont elle disposait concernait les parents d’un homme avec qui sa mère avait eu une relation. Ils étaient fleuristes dans une commune des alentours. Plus de 30 ans après, le fleuriste n‘existe plus. Mais cette indication nous a permis d’avoir d’autres informations par la mairie notamment. De fil en aiguille nous avons retrouvé le fleuriste et bien évidemment le père de ma cliente ». 

    Hélène Toutchkov

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